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Wall Street finit en baisse, "tech" et pétrole préoccupent
information fournie par Reuters 24/07/2026 à 07:34
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PHOTO D'ARCHIVE : Une plaque « Wall Street » est visible sur l'étal d'un vendeur ambulant devant la Bourse de New York (NYSE), à New York.

PHOTO D'ARCHIVE : Une plaque « Wall Street » est visible sur l'étal d'un vendeur ambulant devant la Bourse de New York (NYSE), à New York.

par Sinéad Carew et Ragini Mathur

La Bourse de New York a ‌fini en baisse jeudi, le Nasdaq chutant de plus de 2%, après la publication des résultats de grands groupes technologiques qui ont ​ravivé les préoccupations à l'égard des vastes dépenses allouées à l'intelligence artificielle (IA), tandis que la flambée des prix du pétrole a alimenté les craintes sur l'inflation.

L'indice Dow Jones a cédé 0,97%, ou 506,93 points, à 51.711,65 points.

Le S&P-500, plus large, a perdu 90,66 points, soit ​1,21%, à 7.408,30 points.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 553,21 points (2,15%) à 25.137,69 points.

Dévoilés mercredi post-clôture, les résultats trimestriels d'Alphabet et de Tesla, premiers membres des "Sept Magnifiques" ​de Wall Street à publier leurs communiqués, n'ont pas satisfait les ⁠attentes des investisseurs, provoquant des replis assez larges sur le marché.

Le fait que les prix du pétrole ont bondi, avec ‌un baril de Brent au-dessus du seuil des 100 dollars pour la première fois depuis fin mai, en raison de l'inquiétude sur les livraisons depuis le Moyen-Orient, a également pesé sur Wall Street.

Considéré comme l'indicateur du ​niveau de peur à la bourse new-yorkaise, l'indice ‌de volatilité de CBOE s'est établi un temps en séance à un plus haut de près ⁠d'un mois.

Alors que les Etats-Unis ont lancé mercredi soir une salve de bombardements contre l'Iran pour une douzième nuit consécutive et que Téhéran a poursuivi ses attaques dans le Golfe, le président américain Donald Trump a menacé jeudi de "punir" sévèrement les attaques en mer Rouge ⁠effectuées par les miliciens Houthis ‌pro-iraniens, ravivant le spectre d'une reprise de la guerre à grande échelle.

"La hausse des prix du pétrole représente ⁠d'importants risques macro et pour le marché", a commenté Matt Miskin, stratégiste en chef adjoint chez Manulife John Hancock Investments, ajoutant que ‌le faible taux de chômage aux Etats-Unis pourrait accentuer la pression sur la Réserve fédérale (Fed) pour qu'elle lutte davantage ⁠contre l'inflation.

Il a aussi noté un manque d'enthousiasme de la part des investisseurs, qui peinent à ⁠justifier les valorisations élevées dans le ‌secteur de la "tech" en dépit de résultats solides.

D'après des données FedWatch de CME, il est attendu par les traders à environ 64% ​que la banque centrale américaine laissera ses taux inchangés lors de sa ‌réunion de politique monétaire la semaine prochaine.

Parmi les onze secteurs majeurs du S&P-500, seuls quatre ont terminé dans le vert jeudi, dont l'industrie, qui s'est distinguée en ​prenant 1,77% dans le sillage de Lockheed Martin, en hausse de 10,5% après avoir relevé ses prévisions annuelles.

A l'inverse, les services de communication ont chuté de 5,20%, soit la plus forte baisse du jour parmi les secteurs majeurs du S&P-500, en raison du ⁠repli de 7% d'Alphabet, qui a dit mercredi soir revoir à la hausse ses plans d'investissements.

Tesla a plongé de 14,5% après que le groupe a fait état d'un cash flow négatif au deuxième trimestre, ce qui n'était plus arrivé depuis plus de deux ans.

(version française Jean Terzian)

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